L’équité salariale, pas pour tout le monde?

L’enjeu de la rétroactivité de l'équité salariale pour les éducatrices en CPE et les interprètes en langage gestuel est désormais entre les mains des juges de la Cour suprême.

Sans règlement, l’absence de comparable masculin dans leur milieu de travail prive les éducatrices en CPE et les interprètes en langage gestuel de recevoir les correctifs salariaux auxquels elles ont droit. Une situation totalement discriminatoire, selon la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Dans sa plaidoirie devant le plus haut tribunal du pays, le 2 novembre dernier, la CSQ a plaidé que les modalités de mise en œuvre du règlement ne doivent pas priver ces travailleuses de leur droit à l’équité salariale. Elle a également soutenu qu’en réalisant l’équité salariale après 11 ans, le législateur a laissé perdurer une discrimination à l’égard de ces travailleuses, alors que ce sont deux corps d’emploi qui sont des exemples phares pour illustrer la discrimination systématique basée sur le sexe.

Selon la CSQ, il est impératif de corriger sans délai la discrimination systématique vécue par les éducatrices en CPE et les interprètes en langage gestuel en leur versant rétroactivement les correctifs salariaux auxquels elles ont droit. Le jugement devrait être rendu dans les prochains mois.

Une pierre, deux coups

Lors de cette même audition, la CSQ est intervenue dans un autre dossier, soit celui du maintien de l’équité salariale. Elle a appuyé les revendications d’autres organisations syndicales selon lesquelles les modalités prévues à la loi modificatrice de 2009 sur l’évaluation du maintien de l’équité salariale sont discriminatoires.


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