Un grand virage vert

La décision est courageuse et cohérente. En se retirant du secteur énergétique du charbon, le Fonds de solidarité FTQ pose un geste concret pour notre planète. Et ce n’est que le début d’un grand virage.

Le Fonds de solidarité FTQ amorce une importante transition verte, qui devrait s’échelonner sur un certain nombre d’années. Il y a quelques mois, il en a fait l’annonce à ses actionnaires, en insistant sur un aspect fondamental : le respect des travailleuses et travailleurs, sur les plans tant de la création et du maintien des emplois que du rendement de leurs placements en vue de leur retraite.

En plus de se retirer de l’un des secteurs énergétiques les plus polluants, le Fonds a inscrit dix entreprises du charbon sur sa liste des titres exclus. L’annonce a été saluée par la Fondation David Suzuki et Greenpeace, en plus d’être chaudement applaudie par ses actionnaires.

Une transition pour l’avenir

Pourquoi un tel virage? Mario Tremblay1 explique : « Le Fonds de solidarité est un fonds d’investissement socialement responsable qui compte plus de 645 000 actionnaires, des travailleuses et travailleurs de partout au Québec. Un nombre croissant d’entre eux demandait un plan de transition pour l’avenir. Nous souhaitions aussi apporter notre contribution pour que le Québec et le Canada puissent atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur le climat. »

Il ajoute que le Fonds a adhéré au CDP (Carbon Disclosure Project), un organisme indépendant à but non lucratif qui agit comme intermédiaire, à l’échelle mondiale, entre quelque 800 investisseurs institutionnels et des entreprises. « Ces entreprises s’engagent à inventorier et à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Elles déclarent, par exemple, leurs niveaux de risque et leurs plans d’action », explique-t-il.

Une vision large

Par ailleurs, le Fonds a mis sur pied un comité qui devra se pencher, notamment, sur les cibles de réduction de gaz à effets de serre de son portefeuille, au cours des prochaines années, et sur les secteurs d’investissement à privilégier ou à abandonner.

« Cela s’ajoute à d’autres investissements du Fonds visant à favoriser la transition énergétique, dont Enerkem – un producteur de biocarburant à partir de déchets – et les autobus scolaires électriques Lion. Un nombre croissant de PME souhaitent être accompagnées dans ce virage, car le défi est encore plus grand pour elles », conclut-il.


1 Mario Tremblay est vice-président aux affaires publiques et corporatives du Fonds de solidarité FTQ.


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