Y a-t-il encore quelqu’un qui en doute ?

Y a-t-il quelqu’un qui doute encore de la pénibilité du travail en éducation ainsi qu’en santé et services sociaux? Y a-t-il quelqu’un qui n’a pas entendu les cris de détresse qu’on y pousse? Surcharge, précarité, épuisement... Pourtant, le gouvernement nie ces problèmes et défend son bilan comme étant nécessaire, voire juste et bon, alors que les gestionnaires continuent à soutenir ces politiques inhumaines…

La souffrance au travail a mille visages et, en entendant les témoignages troublants de celles et ceux qui la vivent, il y a de quoi s’indigner. Ce phénomène n’est pas récent, me direz-vous, mais il perdure et s’accentue en s’inscrivant comme une sorte de normalité.

Contrairement à ce que l’on aime nous laisser croire, il n’est pas le résultat des difficultés du personnel à organiser ses tâches. Il découle plutôt des pratiques de gestion des établissements et des compressions budgétaires récurrentes en éducation ainsi qu’en santé et services sociaux.

Voilà pourquoi il ne faut pas miser sur ce que l’on peut faire individuellement pour s’en sortir, mais plutôt sur ce que nous pouvons faire collectivement pour que ça change. C’est alors que le pouvoir de l’action prend tout son sens.

Redonner aux personnes du pouvoir sur leur travail est à ce point impératif que cet enjeu sera au cœur de notre congrès, en juin prochain, et, surtout, de nos actions dans les mois à venir. Le contexte électoral nous permettra aussi de faire valoir nos revendications pour de meilleures conditions de travail et des conditions de vie décentes, en plus d’exhorter les candidates et candidats à prendre fait et cause pour des services publics forts et pour la reconnaissance de son personnel.

Entre nous, c’est mon dernier mot

Plus tôt ce printemps, j’ai annoncé que je ne renouvellerai pas mon mandat à la présidence de notre centrale, lors de notre congrès. Vous représenter aura été, pour moi, une très grande source de fierté. Je vous souhaite tout le courage et toute la détermination nécessaires pour poursuivre la lutte pour l’avancement légitime de vos droits et de vos conditions de travail.

Le syndicalisme d’idées, de revendications et d’actions a toujours été celui que j’ai choisi d’exercer. Plus que jamais, je crois en sa pertinence et en sa légitimité, particulièrement dans le contexte néolibéral actuel.

Ce syndicalisme aura une continuité tant et aussi longtemps que nous puiserons notre force dans l’action collective, et ce, tant pour changer nos milieux de travail que pour améliorer l’ensemble de la société. Cette vision syndicale est – et demeurera toujours – garante de la poursuite de la mission de notre belle et grande centrale.

Mes syndicales et solidaires salutations,

Louise Chabot
Présidente de la CSQ


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