« On est comme une famille »

Être responsable d’un service de garde en milieu familial en région comporte son lot de particularités… et d’anecdotes!

Aller dehors, en hiver, alors que quatre enfants sur six ont oublié leurs mitaines, c’est le genre de défi avec lequel doit jongler Monique Cloutier1. Prévoyante, elle a toujours une solution de rechange.

« Tout le monde se connait ici, à Chandler. Avant de confier leur enfant à une responsable d’un service de garde [RSG] en milieu familial, les parents s’informent à leurs voisins. La réputation a beaucoup d’importance dans leur choix », explique-t-elle.

Soutenir les parents

Bien qu’ils soient consciencieux pour choisir leur service éducatif, elle constate que certains parents se déresponsabilisent facilement.

« Il y a quelques années, si un enfant arrivait au service éducatif sans tout son habillement d’hiver, on demandait aux parents de retourner le chercher. Aujourd’hui, on essaie de les accommoder. S’il manque des mitaines, je fouille dans mes vieilles boites pour en trouver quelques-unes et on sort jouer dehors », raconte-t-elle en riant.

Elle est toutefois très sensible à la réalité des parents. « Le rythme de la vie est très difficile pour les deux parents qui travaillent, relate-t-elle. Dernièrement, un parent avait passé une très mauvaise journée. Eh bien! je l’ai invité à souper. C’est un exemple de l’esprit de solidarité qui règne dans notre région. »

Cette proximité peut aussi amener des situations inattendues. « J’ai une maman qui travaille à l’hôpital. Elle m’a exceptionnellement demandé de garder son enfant pour la nuit parce qu’elle devait faire du temps supplémentaire obligatoire. Je ne suis pas certaine que c’est le genre de situation qu’on voit souvent en ville! », s’exclame-t-elle.

Les enfants, une source de motivation

Après 20 ans, Monique Cloutier reconnait que son métier est exigeant. Cependant, rendre les enfants heureux est, pour elle, une source de motivation exceptionnelle.

« On est comme une famille! Être une RSG me permet de vivre dans la région que j’aime avec une communauté extraordinaire. Il y a d’ailleurs une pénurie de main-d’œuvre en ce moment. Si des RSG veulent s’établir dans notre coin, c’est un bon moment! », conclut-elle.


1Monique Cloutier est membre de l’Alliance des intervenantes en milieu familial Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine (CSQ).


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