Veiller et prendre soin des élèves

Tact, diplomatie et sens de l’écoute. Lorsque l’on intervient auprès des élèves pour faire respecter les règles de l’école secondaire, ces qualités sont précieuses.

Monique Gilbert1 est surveillante d’élèves. Elle apprécie tous les aspects liés à la relation d’aide. « Je suis responsable de la semence, mais pas de la récolte », affirme-t-elle en décrivant les conseils qu’elle donne aux élèves qui veulent déroger aux règles.

Cultiver la prise de conscience

La qualité du lien avec les élèves est essentielle pour obtenir leur collaboration. « Au fil des discussions, il faut cultiver la prise de conscience pour qu’ils comprennent la portée de leurs gestes et de leurs paroles. »

« J’aime les faire réfléchir : il est possible d’avoir plusieurs discussions philosophiques avec eux. Ils sont en construction, ils s’interrogent, ils ont besoin de former leur propre opinion. Cela me passionne! »

Gérer les absences

Un aspect moins connu des tâches de la surveillante d’élèves est le travail administratif, la logistique d’entrée de données au dossier des jeunes occupant une partie importante de ses journées.

« Quand les absences ne sont pas motivées, je fais le suivi. Je dois connaitre la raison pour laquelle ils ne sont pas à l’école. Lors de la dernière journée de décembre, j’ai reçu plus de 500 appels, mais habituellement il s’agit de plus ou moins 100 appels par jour, en plus des 60 à 70 courriels que je reçois et envoie par jour. »

Même s’il a tendance à diminuer, le lien téléphonique s’avère parfois bien précieux. « Le contact avec les parents me permet de mieux comprendre l’élève qui traverse la séparation de ses parents ou qui vit des moments difficiles. Cela me donne l’occasion de parler des services qui sont offerts à l’école pour leur enfant. »

Au cœur de l’action

Lorsqu’elle arpente les corridors lors des pauses, elle traverse le brouhaha tout en étant à l’affut de tout ce qui pourrait survenir.

« Il faut être à l’écoute des jeunes et demeurer le plus équitable possible, tout en restant calme dans chacune de nos interventions. Il faut avoir une main de fer dans un gant de velours », conclut-elle avec philosophie.


1  Monique Gilbert est membre du Syndicat du personnel technique et administratif de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke.


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