Formation générale des adultes – Un pilier pour la réussite

Environ 16 % des qualifications et des diplômes obtenus au secondaire le sont grâce à l’éducation des adultes.

Quelque 200 000 élèves fréquentent l’un ou l’autre des 200 centres de formation des adultes au Québec. Ce nombre est comparable à celui des étudiantes et étudiants inscrits au collégial.

« Nos diplômés de la formation générale des adultes sont très nombreux et ils changent le visage du Québec en redonnant à leur communauté », affirme Josée Scalabrini1.

Un contexte difficile

Malgré ces bons résultats, la formation générale des adultes (FGA) est limitée par certains obstacles. En plus d’un financement inadéquat, les établissements doivent composer avec un manque criant de services aux élèves.

Qui plus est, les conditions d’enseignement sont loin d’être évidentes. La preuve : environ 75 % des enseignantes et enseignants ont un statut d’emploi précaire.

« Ces enjeux constituent des freins majeurs pour les centres d’éducation des adultes dans la réalisation de leur mission éducative », souligne la présidente de la FSE-CSQ.

Sur la carte

La formation générale des adultes est méconnue de la population et des décideurs. « C’est pourtant un pilier de la réussite éducative au Québec. Il est grand temps que les décideurs améliorent à la fois les conditions de travail des enseignantes et enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves qui y étudient avec détermination », poursuit-elle.

Pour faire connaitre la formation générale des adultes, des initiatives comme Mettre la FGA sur la carte, organisée par la FSE-CSQ, sont nécessaires. La 2e Semaine de la FGA, qui a eu lieu du 8 au 12 avril dernier, a mis en vedette d’anciens élèves qui ont obtenu leur diplôme d’études secondaires grâce à cette voie. Aujourd’hui député, enseignant, professeur d’université et représentant syndical, ces gens témoignent de leur parcours dans des capsules vidéos2.

Pour Josée Scalabrini, « non seulement il est essentiel de valoriser les élèves de l’éducation des adultes, mais il est nécessaire de mettre en valeur le travail des enseignantes et enseignants polyvalents, compétents et passionnés qui y travaillent ».


1 Josée Scalabrini est présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ)
2 Ces capsules vidéos sont disponibles sur la page Facebook de la FSE-CSQ : facebook.com/fse-csq.


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