Comprenons-nous bien…

« Nous assumons que, si nous lui demandons d’élaborer sur la décision qu’il a endossée concernant l’équité, il n’hésitera pas à partager son point de vue. » Ah?

Bien sûr que l’on comprend cette phrase, mais en remplaçant les quatre anglicismes qui s’y trouvent, elle y gagnerait en clarté.

D’abord, assumer que quelque chose existe ou s’est produit peut être lourd. Assumer, c’est se charger de quelque chose, l’accepter volontairement. Ainsi, on assume un choix, un risque, une décision. Par contre, on présume, on suppose, on tient pour acquis, on croit qu’un évènement a eu lieu, ou encore qu’un fait est réel.

Puis, élaborer sur une décision, un projet, une question, ce n’est pas l’idéal. Le verbe élaborer se marie bien avec les mots plan, théorie. Idéalement, on explique une décision, on précise une question, on en dit davantage sur un projet, on détaille ou on développe une idée.

Par ailleurs, endosser une décision, une candidature, et même un emprunt, ça ne se fait pas. On peut endosser un vêtement que l’on met, une initiative, une erreur ou encore un chèque. Si l’on se range derrière une candidature ou une décision, on l’appuie, on l’approuve, on la soutient. En ce qui concerne un emprunt, on s’en porte garant.

Enfin, lorsqu’il est temps de partager, il y a division, distribution, répartition d’une chose, ainsi que participation à quelque chose. Ce dont il n’est pas question, c’est de l’aspect communication. Ainsi, quand il s’agit d’un point de vue ou d’une expérience, on les exprime, on les émet, on les raconte, on les communique ou on les fait partager.

En conclusion : « Nous présumons que, si nous lui demandons de nous en dire davantage sur la décision qu’il a approuvée concernant l’équité, il n’hésitera pas à exprimer son point de vue. » Ah!


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